Les tartuffes qui ne nous veulent que du bien

« On ne demande pas l’abolition de la chasse, on demande seulement une réforme majeure et en profondeur. Nous luttons contre les dérives, les abus, contre la chasse d’espèces en mauvaise voie de conservation » répète Madline Rubin, directrice de l’Aspas. Ne soyons pas dupes: Si l’Aspas n’affiche pas ouvertement sa volonté d’abolir la chasse, ce n’est que de pure forme.


Lettre à Emmanuel Macron, par l’Aspas, en octobre 2017, détaillant une réforme en profondeur de la chasse.

La « réforme en profondeur » voulue par l’Aspas reviendrait en effet à dépecer la chasse de la plupart de ses gibiers et des modes de chasse. Il suffit, pour s’en rendre compte de relire sa lettre au Président Macron en 2017[1]Demande d’une réforme générale de la législation liée à la chasse  :

  • Interdiction aux mineurs, pour couper la transmission des valeurs de la chasse.
  • Reconnaissance juridique du statut «d’être sensible» à la faune sauvage, ouvrant la voie à toutes les mises en causes du principe même de la chasse.
  • Dépeçage de la chasse par l’interdiction de tous les modes de chasse pouvant être dès lors attaqués. La mention de la chasse à l’arc, du furetage et de la fauconnerie dans les modes de chasse à interdire est éclairante.
  • Interdiction des battues et de toute chasse au chiens courants sous prétexte de protection des chiens de chasse.

L’Aspas relève du même ramassis d’hypocrites cauteleux qu’un Loic Dombreval qui répète lui aussi n’en vouloir qu’à nos « abus » : des pattes-pelus mielleux, prêts à nous venir en aide pour rendre la chasse acceptable… pour mieux nous poignarder coups après coups. Ne soyons pas dupes. Défendons toute la chasse. Toutes nos chasses. Et occupons-nous nous-mêmes de ce qu’il y a à améliorer et à corriger.

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